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dimanche 27 novembre 2011

Battlefield 3 ; Mode solo et bêta multijoueurs

Je n'ai eu l'occasion que de finir le mode solo, et je n'ai jamais vraiment joué au multijoueur à la release. Le multi de la bêta était très bon, bien que déséquilibré, tandis que la campagne, c'est pas joli-joli.

Les tares du solo.

Début de campagne, on commence par la fin du jeu. Chose à la fois étrange et plutôt inutile, on commence directement dans le ton qui rythmera toute la campagne ; on tue des gens, on ne sait jamais trop pourquoi. C'est vrai quoi, peut-être que c'était simplement des gentils amateurs de répliques à pétards qui gambadaient dans un métro américain, et ils sont tombés sur un fou furieux alias Mr. joueur ? Après avoir poutré sans trop de soucis ces quiches de terroristes - il faut vraiment le vouloir pour se faire toucher dans cette "mission" - on se fait avoir par Mr GrandMéchant qui nous plaque au sol et hop, flashback.

Voici le portrait d'un scénariste de Battlefield 3, horriblement mutilé après une attaque de joueurs mécontents.
Dans Battlefield 3, vous jouerez tout le temps dans le passé, seules les cinématiques se situent à l'instant présent. Mais ne croyez pas pouvoir vous la jouer Retour vers le Futur en modifiant le passé, non. Tout au long du jeu, vous n'avez pas le choix, vous suivez le seul chemin possible, vous suivez les ordres, vous tuez les gens qui se présentent. Vous n'êtes pas d'accord ? Eh ben alors vous crevez, inévitablement. Bref, il y a autant de couloirs sur les champs de bataille que dans un hôpital/labyrinthe/FPS lambda.

Exemple d'un niveau de Battlefield 3 ; Clean, et une seule voie possible.

Alors vous me direz, quand on viens de tester Skyrim, la transition est dure, et que tous les FPS sont un peu dans le même genre. C'est vrai, mais à notre époque, les jeux doivent se moderniser. Les techniques font des jeux toujours plus beaux mais jamais des jeux mieux conçus. Les jeux couloirs, c'était bien pour l'époque de Halo 1 (2001), mais dix ans plus tard, il est largement temps que les choses changent. Pourquoi n'ai-je pas le droit de choisir mon itinéraire dans la ville ? Pourquoi n'y a t'il pas une expérience de jeu différente à chaque fois que je joue la campagne ? C'est chouette les jeux où tout est scripté. Enfin, c'était chouette au temps de la Megadrive, mais bordel ils sont à court d'idées neuves depuis ? C'était trop cher à produire, une idée neuve ?

Parlons du scénario. On parie combien que je le résume en une phrase ?
Une organisation terroriste appelée PLR et menée par Mr. GrandMéchant veut faire exploser des bombes nucléaires volées aux russes dans différentes métropoles en pleine guerre Amérique - pays producteurs de pétrole.
Je ne sais pas combien vous aviez parié, mais vous pouvez l'envoyer sur un compte paypal et m'en donner les codes d'identification.
Pourquoi GrandMéchant veut-il péter la gueule aux citadins ? Eh bien, en fait personne ne le sait, mais il est prêt à mourir pour tuer plein de monde. Dans le genre gros frustré maléfique possédé par le démon, je pense qu'il n'y a pas mieux. Monter toute une organisation terroriste juste pour "Faire boum bwahahahaha !" c'est un peu léger.

"Quelque part dans un bunker en Kekparkistan.
GM - Bon les gars, notre mission, dépenser plusieurs millions dans l'achat d'une paire de bombe nucléaires de poche afin de les faire exploser dans des métros en france et en amérique. Allez, qui est prêt à investir ?
T1 - Pourquoi es-ce qu'on... ?
GM - Ta gueule, on t'a rien demandé. Soit tu débourse et tu m'aide à tuer plein de monde ou j’euthanasie ta soeur et je viole ton chat.
T1 - Oh non, pitié, pas mon chat !
GM - Bon, t'es gentil. Alors maintenant tu va devenir un gros fanatique de ma personne au point de faire tout ce que je dit sans raison."

En réalité, je croit avoir compris que le PLR est une organisation terroriste de protection du kekparkistan (Alias iran) contre les méchants américains et que GrandMéchant s'en sert pour faire péter plein de gens dans les grandes villes. GM alias agent-double-de-la-cia-qui-a-mal-tourné.
Le leader du PLR s'est fait trahir par GM sans raison, puisque GM a décidé de suivre le plan du leader après l'avoir trahis. Le leader en est même tout choqué. A mon avis, il a dû être traumatisé après s'être fait volé son panier à bombe nucléaire par les gens de la ville. Diantre, il y a même une chanson populaire qui parle de sa terrible expérience. Ou alors c'est juste qu'il s'est pris quelques pruneaux dans le torse.

Quand à la succession des missions, elles n'ont absolument aucun rapport entre elles. C'est dans le genre "Machin était dans un tank à un tel endroit en même temps que Truc et leurs missions ont un léger rapport entre elles (Hou, il faut qu'on couvre leur extraction ! Mon dieu, je suis à fond impliqué dans l'histoire ! Au moins autant que le chien qui aboie sur les soldats deux rues plus loin !)" Et cela justifie 2 missions en char Abrams, dont 80% n'ont rien à avoir avec l'histoire.
Ou encore "Truc à survolé le théâtre d'opération avec un avion, ça vaut bien une mission de rail-shooting !"
Le seul critère qui motive les missions c'est "Il faut qu'on introduise toutes les situations possibles du multi dans le solo !". En gros, la campagne est un tutoriel de 5 heures, fantastique. Il ne fallait pas se donner tant de peine, voyons, un bon vieux tuto de 5 min aurait largement suffit. Et surtout on aurait pas autant souffert du ridicule de cette campagne.

Quand à la difficulté, elle tourne du ridiculement facile à super dur de façon incohérente. Je ne pensais pas pouvoir me faire tuer par un rat en rampant dans une ville occupée par une organisation terroriste - une organisation d'ailleurs tellement balèze qu'elle peut prendre une ville à l'armée américaine, rien que ça -
à cause d'une fichue Quick Time Event.
Ah oui, ça. En gros on vous demande à n'importe quel moment d'appuyer sur certaines touches au bon moment. Le plus gros problème c'est que parfois, le système foire un peu et même si vous appuyez, le jeu ne considère pas que vous avez eu le bon timing et le plus souvent vous mourrez.


Si vous n'appuyez pas sur le bouton droit de la souris, vous crevez. Notez aussi le regard vide du bonhomme cagoulé, figure récurrente de la série. Les yeux vides aussi sont récurrent.
Les seuls personnages vraiment crédible en comportement sont dans les QTE, pas si mal mises en scène; et les cinématiques réalisées avec la motion capture. Mis à part, l'IA est le plus souvent conne, et seul ses représentants en surnombre sont vraiment dangereux. Je pense notamment au passage en char d'assaut ; il m'aura suffit de contourner les chars ennemis à toute vitesse pour les éliminer sans qu'ils aient le temps de réagir. Bref ; faites quelque chose d'inattendu et l'IA sera complètement désemparée.


Bon, j'ai assez tapé dessus, mais il faut dire que les bons points sont rare ; Le réalisme général plutôt convainquant, et surtout, une sono de fou qui immerge dans la guerre comme jamais auparavant. Si vous coupez le son, autant coupez le jeu. Le son a vite fait de vous faire oublier les effets un peu moche  (notamment la fumée) qui apparaissent au milieu de scènes très impressionnantes, comme sur le porte-avion par exemple.

Le multi est également une perle de possibilités diverses et varié ; on laisse libre cours aux tactiques les plus folles. Bien sûr, on est ici bien loin de la barbarie d'un Call of Tuerie, car l'important dans BF c'est la coopération avec d'autres joueurs pour l'emporter. Foncez dans le tas, mourrez. C'est simple à comprendre.
Call of et Battlefield sont incomparables ; le premier se base sur les compétences du joueur et de sa rapidité de réaction, le deuxième se base sur les véhicules et la coopération entre joueurs. Là où Call of se limite à tuer des gens le plus vite et le plus adroitement possible, Battlefield non seulement le fait de façon plus réaliste mais ajoute une dimension coopérative en supplément.
La seule tare réelle de BF en multi, c'est le déséquilibre des armes - puissance, précision... certaines mitrailleuses sont plus précises que des snipers - et le fait qu'on se fait souvent tuer d'on-ne-sait-où.

Graphismes ; 17/20
Globalement beau et assez réaliste pour être immersif, Battlefield écrase la concurrence en la matière.
Jouabilité ; 15/20
Simple à jouer, mis à part pour les QTE très aléatoires.
Son ; 18/20
Le vrai point fort du jeu, qui justifie la cote finale.
Durée de vie ; 12/20
Comptez cinq à six heures pour finir le solo. Et peut-être beaucoup plus pour le multi si vous accrochez.
Scénario ; 7/20
"Je dois arrêter un fou qui compte faire exploser une ADM pour des raisons obscures qui ne seront pas révélées" POINT ! On passe son temps à se battre contre quelque chose qui ne nous tient pas du tout à coeur, on ne se sent absolument pas impliqué moralement dans ce combat.

Note générale ; 17/20
Globalement bon, mais pas incontournable.

samedi 26 novembre 2011

The Elder Scrolls V : Skyrim

Comme je l'ai dit un peu plus tôt, je compte publier deux tests aujourd'hui.

Le premier concerne le cinquième épisode de la série The Elder Scrolls de Bethesda. Beaucoup de gens ont attendu avec impatience ce dernier opus, et je vous propose un petit commentaire sur le jeu. Je tiens d'abord à dire que le seul opus que j'ai connu avant c'était - d'après la majorité - le moins bon, à savoir Oblivion.
J'ai retenu deux choses de Oblivion ; lenteur et répétitivité. Par exemple, des voyages sans intérêt, un personnage leeeeeeeeent et des quêtes du genre va-faire-toutes-les-villes-de-la-map-et-ferme-une-fichue-porte-des-enfers-super-chiante-à-chaque-fois. Je n'attendais rien de Skyrim, et je dois dire que j'ai été agréablement surpris.

Oui, Oblivion, c'est aussi un créateur de personnages qui permet trop de libertés... Le pire c'est que je crois bien que cette chose est supposée être un elfe genre Légolas, mvoyez ?
Je suis arrivé dans un Skyrim, qui contrairement à son aîné, parfaitement maîtrisé graphiquement. L'univers est riche, varié, et d'un style nordique reconnaissable et crédible. Tous les personnages disposent enfin de "beaux" visages distincts et des personnalités bien fouillées. Il devient même intéressant de discuter avec les gens, qui ont toujours quelque chose à dire sur les environs et vous mèneront même vers une des innombrables quêtes annexes qui rendent le jeu interminable. Ces quêtes varient du passionnant inventif au banal éculé, mais toutes peuvent rebondir d'une manière inattendue, ce qui est vraiment une bonne chose.

Petit rappel sur la série Elder Scrolls ; Ce sont des jeux vidéos inspirés des jeux de rôles sur table, combinant RPG et FPS avec un certain talent. Ils sont réputés pour leur durée de vie et leur interactivité. Leur réalisme et rejouabilité sont également assez poussées.

Quand à la trame principale, elle est des plus classique au départ mais réussis à faire mouche par quelques particularités ; Vous êtes un Fils de Dragon, ce qui vous permet de parler comme un dragon et de d'absorber leur puissance quand ils meurent. Ainsi vous êtes venu au monde pour poutrer du dragon, point barre. Je dois dire qu'à l'heure où j'écrit ces lignes, je n'ai pas fini le jeu - es-ce possible, d'ailleurs ? - et il est possible que l'histoire me réserve encore des surprises. Il n'est pas impossible que je doive jouer au médiateur pour réconcilier des puissances adverses afin de lutter contre la menace draconique.

Il a l'air féroce ? En général, une armée entière est rarement suffisante pour battre un dragon. Ici, un gars pas trop con avec un bon nombre de flèches et quelques sorts peut en mettre un à terre sans trop de soucis. Bienvenue à Skyrim.

Pour ce qui est de l'interface, elle est des plus simple, vous accédez à l'inventaire, à vos sorts, à vos compétences en quelques secondes, tout est bien classé et assez facile d'accès. Le gestion des deux mains permet également de faire des combinaisons entre boucliers, sortilèges et armes, ce qui est très simple à utiliser et vraiment bien pensé. On pourra également investir à chaque niveau des points dans de la vie, de l'endurance ou du mana - réserve de magie - et des points afin d'obtenir des compétences spéciales. Parmi les compétences, on compte par exemple la forge, la magie de destruction, le maniement d'armes à une main, la discrétion... qui évoluent au fur et à mesure que l'on s'en sert ou en prenant des cours, ce qui coute une petite fortune au passage.

Quand aux éventuels bugs, on en compte une pelleté qui ruinent un peu l'ambiance. Si au départ on restait bien rôle-play en se conduisant en chevalier ou en voleur, on finit par tomber dans le n'importe quoi au fur et à mesure. A force de tomber sur de l'absurde, on finit par faire le con, puisque rien n'a vraiment de conséquence dans Skyrim. Je me promène à poil dans la ville ? Les gardes ne me ficheront pas dehors et les passants ne seront pas outrés du tout. Je tue la fille d'un personnage cruxial sans qu'il le voit et je lui jette ensuite son corps à la figure ? Il ne réagira pas. Du coup, on finit par tester les limites du jeu plus que de jouer de manière "normale". La preuve en est, voici une méthode assez pratique et originale qui inspirera sans doute nos amis voleurs ;

Graphismes ; 15/20
Pas à la pointe de la technologie en la matière, il n'est pas laid à voir pour autant. Pas mal de textures baveuses et étranges pourraient en rebuter plus d'un cependant. L'ambiance et la réalisation de l'environnement est quand à elle d'excellente facture.
Jouabilité ; 16/20
Pas trop mauvaise, on a un peu du mal à savoir ce qu'on peut ou ne peut pas faire en matière de déplacements, mais on pourra passer en vue à la troisième personne à tout moment. On a parfois du mal à savoir si on touche ou pas les ennemis avant de voir leur barre de vie qui descend.
Son ; 16/20
Les voix sont bien rendues, bien qu'on entendra souvent plusieurs personnes avec les mêmes cordes vocales.
Quand aux sons d'ambiances, ils sont corrects, et les musiques savent rester discrète - si bien que je ne sais même plus si il y en a ou pas -.
Durée de vie ; 19/20
J'en connais peut qui sont capables de le finir à 100%.
Scénario ; 15/20
Classique mais avec quelques touches d'originalité et un contenu foisonnant. Impeccable.

Note générale ; 17/20
Un épisode qui corrige pas mal d'erreurs de ses ainés, plus accessible au grand public, Skyrim est un must qui vous fera perdre pas mal d'heures de vie réelle dans son univers magique plein de grâce barbare.

Reprise en main

Bon, un énorme leak s'est produit suite à l'espionnage d'une de mes conversations par une certaine NH (suspect n°1, rien de plus précis) que je ne citerai pas plus précisément. Du coup, il n'est pas impossible que mes statistiques concernant les visites ici explosent.

Il est temps de faire un peu de ménage au niveau graphique, du coup je m'attelle à la création d'un bannière correcte pour un blog qui en a bien besoin.

Ah, oui, les infos pas intéressantes du jour ;

-  Iron Brigade va sortir en Europe le 30 de ce mois, enfin, c'est pas trop tôt.
-  Brisures et WIYH (les deux jeux sur table issus de mon travail) n'ont pas avancés d'un chouillat,  l'avantage c'est que je suis de plus en plus motivé à m'y remettre, et j'espère pouvoir lancer des nouvelles phases de test d'ici peu. Si cela vous intéresse de les tester ou si vous voulez en savoir plus, laissez un commentaire. Précisez votre identité, histoire de ne pas donner mon projet à des terroristes mal intentionnés.
-  Deux tests écrits et illustrés de deux jeux sortis il y a pas longtemps devraient paraître dans la journée, histoire de me rattraper du retard. J'ai jamais le temps de m'occuper de ce blog, qui, du coup, commence à se couvrir progressivement de toiles d'araignées, de poussière et de choses indéfinissables.
-  Parcourez les liens sur la gauche, ils sont mis à jour régulièrement et vaillent le coup d'oeil, j'en ajoute quelques-uns de temps à autre. Si vous tombez sur un site louche, vous avez cliqué au mauvais endroit.
-  Le blog est maintenant plus lisible depuis les mobiles, et les commentaires anonymes sont autorisés. Un commentaire anonyme a moins de chance d'obtenir une réponse cependant. C'est une histoire de gène récessif, à ce qu'on m'a dit.
-  Je suis enfin un pilote aguerri de T-44 sur World of Tanks !
55 km/h de pointe, canon 100mm D10T avec tourelle renforcée, un vrai bonheur à la conduite.

Oh, et si vous ne connaissez pas WoT, je vous conseille de vous faire un idée, si possible en 1080p et en plein écran, grâce à cette vidéo.
Le joueur ici joue avec un canon supérieur, un 122mm, que je n'utilise pas car il se recharge trop lentement et donc n'est pas avantageux en combat rapproché - ce que je préfère avec ce char -. Voilà voilà.

samedi 12 novembre 2011

SFstory : 1. Prélude (1)


« Ramène-toi, vite »

« Heu, vite comment ? »

« VITE »

J’ ‘adore’ quand on m’envoie des SMS’ qui me demandent de me déplacer sur 15km sans savoir pourquoi. J’avais encore une masse de taf. Et regardant du coin de l’œil une pile de choses à faire, j’ai décidé de prendre une pause et de bosser un peu plus demain. En route pour la maison de Pink alors. Je vérifiai la date du jour ; Le 12 Octobre 2029. Je me levai de mon fauteuil à grand peine – il est trop confortable – et posa  un de ces fichu bouquin interminable que j’ai eu le malheur de commencer un jour. Je préparai ensuite quelques « outils » indispensables ; téléphone, clefs de mon appart, un kit de premiers soins - je ne sais vraiment pas dans quoi je m'aventure - et quelques menus outils de bricolages condensés dans une petite boite.
Ah, et j’ai dû re-rentrer chez moi : une lampe torche et quelques mouchoirs ne seront pas de trop pour ce genre d’expédition. J'en ai déjà assez fait l'expérience.
Il s’éloigne, il retourne.
Il pleut abondamment dehors, j’aime bien conduire par temps de pluie. Ce ne sont pas vraiment des conditions idéales de conduite, mais j’aime l’ambiance : le son des essuie-glaces, le martèlement de la pluie… le charme de la pluie est incontestable. La route de campagne est sinueuse, je n’ai pas trop l’habitude des petits chemins ruraux, et la froideur de l’atmosphère des bois que je traversai m’empoigna soudain. Je détournai mon attention sur la climatisation comme si la chaleur pouvait me rassurer. Une sorte de réflexe stupide, moi qui ai toujours préféré la fraîcheur qui éveille les sens et réveille les muscles engourdis par une inactivité trop importante.
Ils discutent
Je poussai un juron étouffé en relevant les yeux et freina autant que possible. Ma tête heurta l’appuie-tête. Je fixai mon regard sur une masse devant moi. Je retenais toujours mon souffle.
Un magnifique cerf me regardait à travers le pare brise. La voiture et les phares, bientôt assortis de coups de klaxon résonnant entre les arbres brunis par la saison, ne semblant pas vraiment l’effrayer. Ses yeux luisaient légèrement dans l’obscurité.
Un peu de brume sortait de ses naseaux régulièrement. Ses bois étaient usés et son pelage décrépis, son grand âge ne le rendait que plus imposant et impressionnant à regarder.
Il s’écarta légèrement des phares et repartis très lentement dans les bois, comme si je n’étais jamais venu. Comme si il ne m’avait jamais vu. Personne derrière moi, je prends un instant pour souffler.
Je les entends.
Pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu une trouille bleue.
Aucun contact.
J’appuyai sur le bouton pour redémarrer le moteur et la voiture accéléra prudemment. Je fus soulagé de voir que j’étais sortis des bois et approchait finalement de ma destination. Les anciennes fermes modernisées commençaient à devenir légion dans les campagnes, et les excentricités au combien plus concentrées qu’en ville. Entre fous des villes ou fous de campagne, mon ami avait fait son choix. Un choix peut-être plus judicieux que le mien, au fond.

Je réussis à trouver une place où parquer ma voiture. Elle glissa lentement sur la droite entre deux autres voitures dans un ce vrombissement artificiel de voiture électrique. Je sortis mon vieux parapluie et alluma sa lumière intérieure afin de voir où je mettais les pieds, et m’avança de quelques pas. J’eus alors un souvenir qui, tel un vieux papier qui attire notre attention quand on le piétine, s’afficha dans mon esprit. Je pivotai sur moi-même.
C’est bien ce que je pensais : je me suis garé entre la voiture de Pink et une autre voiture que je connaissais bien : Oran était arrivé aussi, et comme souvent, avant moi.
L’autre est arrivé
Je frappais énergiquement sur la partie de la porte en bois peinte en regardant autour de moi ; quelques plantes en pot et diverses décorations rustiques prenaient l’eau devant la façade de la maison. Au loin un chat, vaguement blanc dans cette ambiance d’automne moite, traversait la route en courant pour se mettre à l’abri sous un car-port. Je continuais de m’interroger sur la raison de ma venue en ces lieux. Je regardai ma montre : 17h54. Je frappai à nouveau sur la porte et retournai dans mes théories abracadabrantes qui m’amusent tant quand je n’ai pas de réponses à mes interrogations personnelles.
Qu’attendent-ils ?
Je redressai la tête et vit une silhouette se précipiter pour venir ouvrir à travers les carreaux semi-opaques de la porte. Je reconnu mon ami de longue date à la peau rosée.
« Entre, dépêche, on t’explique en route »
Je rentrai dans la maison, mon parapluie fraichement replié dégouttant au sol, et suivit mon hôte sans même avoir le temps d’essuyer mes pieds trempés. Il me conduit dans le salon, une pièce cosy ouverte sur le jardin via une baie vitrée. Sur le sofa en simili blanc se trouvait Oran, un vieil ami que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois.
Je le saluai comme il se doit et on suivit Pink qui nous pressait.
« -Et on fait quoi ici ?
-Dépêchez vous ! J’ai peur qu’il ne soit plus là quand on sera là bas. »
Il enjamba la clôture et nous le suivîmes tant bien que mal à travers les prés déserts.
Les revoilà.

SFstory : "Je fus projeté dans une faille sans lumière"


Je fus projeté dans une faille sans lumière. Flottant quelque part entre les ombres, je me sentais étrangement vide mais pourtant une présence semblait m’entourer. Elle me fit comprendre de trouver une autre faille pour sortir, et qu’elle pourrait me guider. Je sentis une douce chaleur sur le bout de mon pouce et me dirigea dans la direction qu’on semblait m’indiquer. Ce qui ressemblait à une source de lave en fusion, pourtant froide au touché, aspirait mon regard. Sans m’en rendre compte, il semblerait que j’ai finis par quitter cet endroit où règnent les ombres.
Un rejet est toujours possible.
« Qu’es-ce que vous foutez, CaporA? C'est pas le moment ! On a un contact, pile ! ». Je suis dans une enceinte en métal avec quelqu’un qui me crie dessus, je vois flou, un geste machinal me fait charger le canon qui est devant moi avec un obus antichar et m’assurer qu’il est prêt à faire feu. J’ai l’impression que ma tête a heurté un mur un peu plus tôt. La bosse sur ma tête semble bien le prouver. Je passe quelques secondes à me masser le crâne et à retrouver mes esprits.
Je réussis enfin à voir clair et regarde autour de moi, un souvenir bien encré me rappelle que je suis dans la tourelle d’un char d’assaut Typhon et que j’occupe le poste de tireur/pourvoyeur.
Toujours.
« Douze heure CaporA ! Ce n’est pas compliqué, merde ! » Ce hurlement mis mes oreilles à jour sur la situation ; ce brouhaha de métal en mouvement combiné à un vrombissement intensif de moteur m’empêchais de réfléchir. Un réflexe qui n’était pas le mien me fit regarder dans le périscope de visée du canon.
Entre les différents indicateurs gravés dans l’optique, je vis un char peint en gris/vert qui tournait lentement sa tourelle dans notre direction. Il se trouvait bien à un kilomètre de nous. Il inclina son canon et une série de flammes sortit de son extrémité. J’entendis un hurlement qui résonna sur les murs en métal. J’étais totalement désemparé dans cette situation que je ne reconnaissais pas, même si un sentiment familier me disait de riposter tant qu’il était encore temps.
Le léger délai entre la sortie des flammes et ce qui suivit me laissa juste le temps de songer : « Oh, merde. »
Y a-t-il seulement une fin ? Une fin là-bas ? Non.
Une forte douleur m’expulsa hors de moi, et je retombais lourdement sur un sol en béton lisse sans irrégularités. Je suffoquai un moment avant qu’on me relève et m’affale sur une chaise.
-Alors ?
-Laisse-le ! Tu ne sais même pas d’où il revient.
-Bah, j’imagine qu’il a encore été en plein champ de bataille, comme d’hab.
-Je dirais plutôt que cette fois il a été dans un bordel.
-Quelle époque à ton avis ?
-…vos gueules, par pitié…
Le silence se fit alors, une fraîcheur baigna mon front et me soulagea alors de la pression sur ma tête.
-C’était… chaud, j’étais dans un char d’assaut.
-Ah ! Je le savais !
-Bah, en même temps, les deux derniers essais étaient toujours en plein champ de bataille.
Je tâchai de me redresser et le tissu humide qui était sur mon front tomba mollement sur mes genoux, j’eus alors l’impression d’une brique tombée sur ma tête. Je lâchai un juron et remis la loque mouillée sur mon front.
-J’était dans un char Typhon…
-ceux de B.R.I.S.U.R.E.S ?
-Oui, je n’aurai jamais imaginé ça comme ça, j’étais à la place d’un certain CaporA, un artilleur, probablement un mercenaire.
-Et ?
Je relevai les yeux, j’avais encore du mal à distinguer quoi que ce soit mais je reconnu quand même le visage de Oran, et un peu plus loin celui de Pink. Ils avaient l’air à la fois excités et un peu inquiétés.
-Il s’est fait descendre par une salve d’un char Xandar, cinq obus de 90mm qui ont sans doute ruiné le blindage et explosé le moteur.  Trop embrouillé pour que je puisse faire quoi que ce soit, il venait de se prendre un sacré coup dans la gueule.
-Et sa mort ?
-Non, comme d’habitude, j’ai été expulsé juste avant.
-Sur toutes les possibilités, il a fallut que tu te choppes un tankiste étourdis…
-Cette fois-ci ce n’était pas aléatoire, on m’a guidé, il y avait quelqu’un. On m’a emmené.
Pas tant qu’il y aura des hommes ici.

dimanche 6 novembre 2011

Japan Expo Bruxelles 2011 ; Du Rab'

Peut-être encore une Update dans la journée...

Ah oui, et quelques vidéos d'autres gens, trouvées sur youtube ;

Y en a déjà plein d'autres, bonne chance pour tout voir !


"Ceci n'est pas un cosplay. Ceci est classe, cependant." R.Magritte
Un copain dont j'ai enfin réussi à faire une photo réussie.
L'Oasis fait des ravages. Sachez-le les petiots.
Un ami avec ses pin's Geek achetés sur place et accrochés sur un T-shirt Gold and Darkness et un bracelet chopé lors d'un lancé de goodies qui rempli un Go-pass. Rien que ça.

Compte rendu de la Japan Expo de Bruxelles

C'est difficile de dire ce qu'est la Japan Expo, disons que c'est un mélange un peu de tout ça ;
-Des cosplayeurs déjantés (facilement plus d'une centaine) et de nombreux "Free hugs" et autres panneaux marrants.
Notez bien les deux gars déguisés en pokéball...

-Des magasins kawaii qui vendent de la crasse made-in-china produit dans on-ne-sait-quelle conditions de travail. Crasse de plutôt bonne facture cependant.
-De la concurrence (sur deux mètres vous pouvez trouvez trois prix différents pour un même objet, car, oui, ils vendent souvent des choses très similaires.)
-De la foule. Beaucoup.
En général, celui qui mène le groupe fait office de "proue" en séparant la foule. Quelques heures avant c'était encore pire.
-De la culture manga/internet japonaise (Hatsune Miku et autres phénomènes) et un soupçon de culture traditionnelle.
Les vendeurs sont généralement très sympa. Ici par exemple dans ce magasin de vêtements traditionnels. Production japonaise ? Pas sûr. Dans tous les cas, c'est de l'excellente facture.
-De la bouffe hors de prix. D'ailleurs, toute sortie étant définitive, vous êtes obligé d'allonger l'oseille si vous voulez pouvoir manger un onigri ou un riz au curry. Tous les stands-restaurants sont difficiles d'accès.
Retirez en un et réduisez leurs taille de 20% et ce qui reste vous coûtera 3€ à la Japan Expo.
Un riz au curry pour une demi personne ; 12€ Une photo floue d'un ami en train de manger ; ça n'a pas de prix.
Sans parler du bonbon-bar (ne me demandez pas ce qu'il fout là, c'est des bonbons d'un marque allemande bien connue) dont les 100g de bonbons vous coûteront 4€... Je pense qu'ils avaient prévu que tout le monde se servait discretos sans payer...

Globalement c'était très bien, y avais pleins de trucs chouettes, plein d'activités - tout faire en un jour est peu faisable -, plein de gens bien déguisés (naruto, quelques groupes de soldats style Spec'Ops, et même deux anglais déguisés en Rios et Salem de Army of Two !) et surtout pas mal de fun.

Ce qui m'a le plus déçu, c'est l'organisation générale en dehors des exposants. Devant Tour&Taxis, aucune indications sur la présence de la Japan Expo, pas d'affiche, rien. du coup on a tourné comme des cons en cherchant l'entrée. On dirait qu'à Bruxelles, les panneaux indicateurs n'existent pas ! C'est "Débrouillez-vous, prenez une carte et référez vous aux noms des rues". Un site comme Tour&Taxis devrait être indiqué, un gars qui débarque doit pouvoir s'y rendre facilement. Ici, ce n'est pas vraiment le cas.

A l'intérieur, si cette fois tout est bien indiqué, on manque cruellement de place pour bouger. Les allées ne font généralement qu'un ou deux mètres de large et tout le monde se bouscule. Si vous aimez les sports de contact, allez-y franco.
Voyez la foule au loin, à travers l'ouverture, et comprenez la nécessité d'un bouclier anti-émeutes.
J'accuse aussi l'organisation de ne pas trop s'être posé la question de savoir où les gens allaient s'agglutiner.
Je ne crois pas que mettre la consigne (pour déposer les manteaux, car si dehors ça caille, à l'intérieur on bronzerai presque) juste dans le prolongement d'un allée soit la bonne idée : les gens qui attendent pour déposer leurs affaires gênent les gens qui veulent passer dans cette voie très fréquentée - juste à gauche sur la photo -. Mettre les stands-restaurants au même endroit aurait aussi été une idée judicieuse. Au lieu de laisser une "salle détente" vide et quasiment déserte, ils auraient pù y concentrer les stands vendant de la nourriture, et prévoir des chaises, tables, bancs... qui auraient été une vraie bénédiction.

Malheureusement, on dirait que ça manque de bonnes idées chez eux.

Sinon y avais aussi plein d'associations sur places et pas mal de personnalités, comme le Joueur du Grenier (que je recommande vivement), le Visiteur du Futur, des associations de Taekwon-do et leurs démonstrations impressionnantes sur le tatami, des massages japonais, et quelques autre associations de fans tous seuls dans 1m²... ça donnait envie de leur dire "courage, c'est bientôt fini" tellement ils avaient l'air seuls à s'ennuyer.


Bon, aller ! quelques photos en rab !

Il y avait aussi des sortes de petites brochettes caramélisées. 8€ les deux tout de même.
Saurez-vous repérer un des gros tambours qui ont fait trembler le sol et nos âmes de manière impressionnante ?
Ceux qui aiment bien lire de travers trouveront peut-être des infos utiles. J'ose à peine imaginer le temps que ça a pris pour réaliser ces origamis.
Pretty, Pretty...

Je suis sûr que si il y avait des panneaux à Bruxelles, ils auraient cette gueule là...

mardi 1 novembre 2011

30ème message pour la mauvaise cause.

Vous vous souvenez du trailer de Mechwarrior 5 ? Mais siiii, celui là !
Dés le lancement, le titre a fait du bruit ; un coup de souffle pour les fans de la série. N'en faisant pas vraiment partie (j'ai connu tout juste le 4ème et les deux épisodes sur console), j'ai tout de même été suffisamment intrigué pour me tenir au courant de l'évolution du titre.

Il s'est avéré, encore une fois, qu'un conflit de licences pour la propriété des différents Mech' montrés dans la vidéo ait encore éclaté juste après la publication. S'en suivit une longue série de remises en question et de péripéties judiciaires pour aboutir finalement à ça !

Au début j'ai cru au fake, mais il semblerai que ce soit bien le même jeu.
J'ai déjà réservé mon pseudo In-game, et qui sait ce que ça donnera ?